L'Eglise en pays de Brest
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Le Pays de Brest
(Jean Pierre BOULIC - janvier 2003)

La communauté des communes est une entité dont les compétences désormais assez bien reconnues, se mettent en place progressivement. A partir de la communauté de communes, une nouvelle réalité a vu le jour : le PAYS.

Celui-ci est le fruit d’une forte orientation politique qu’à bâti une démarche volontaire, réfléchie et pragma-tique. Elle a abouti à la création de l’association des communautés du Pays de Brest, le 20 janvier 2000.

1. STRUCTURE

Selon le vœu des promoteurs, « le territoire du Pays de Brest est un territoire pensé et vécu s’appuyant sur une dimension culturelle, une identité commune et des solidarités actives »

L’association regroupe :

· la Communauté Urbaine de Brest (CUB) 8 communes
· le Pays de Landerneau-Daoulas 22 communes
· la Presqu’île de Crozon 7 communes
· le Pays de Lesneven et de la Côte des légendes 15 communes
· la Communauté de Plabennec et des Abers 13 communes
· le Pays d’Iroise 20 communes

Le périmètre défini a fait l’objet d‘un arrêté du Préfet de Région en date du 22 décembre 2000. Il s’est trouvé légèrement élargi le 1er janvier 2002 avec l‘arrivée des quatre communes de « L’Aulne maritime »

Le Pays est donc constitué de 89 communes représentant 375 000 habitants (environ) soit un peu plus de 43 % de la population du Finistère. La surface du territoire est de l’ordre de 170 000 hectares.

Chaque commune participe au Conseil d’Administration. L’assemblée générale rassemble 22 délégués par Communauté. Le Bureau est constitué par les 7 Présidents des Communautés.

2. CADRE

De manière à préciser ses orientations, ses objectifs et son action à venir, le PAYS s’est doté d’une CHARTE : « Projet pour un pays compétitif et solidaire, au cœur de l’axe atlantique » dont la validité est fixée à 2015.

Le processus s’inscrit dans un cadre législatif et institutionnel précis :

· loi d’orientation pour l’aménagement et le développement durable du territoire du 25 juin 1998 (dite loi Voynet) :son objectif est de réaliser un développement pérenne intégrant à la fois l’économique, le social et la préservation des ressources naturelles ;
· contrat de plan Etat-Région ; contrat d’agglomération ; contrat de pays :

- le contrat de plan réserve des financements spécifiques de l’Etat aux programmes portés par la Charte : le contrat de pays 2001-2006 concrétise l’accord entre l’Association des Communautés et l’Etat ;
- un contrat d’agglomération spécifique à la Communauté Urbaine de Brest (approuvé le 14.12.2001) ;
- contrat de pays et contrat d’agglomération sont « coordonnés entre eux et soutenus par l’ensemble des collectivités du Pays ».

Si la démarche précise les objectifs et les programmes, elle identifie aussi les partenaires impliqués, les responsabilités et les procédures. Ainsi, le 7 juin 2001, a été mis sur pied un Conseil de développement réunissant les acteurs socio-économiques et associatifs du Pays de Brest (71 membres) en charge d’élaborer des propositions de stratégie aux Communautés. Les préconisations ont été intégrées pour l’essentiel dans la CHARTE élaborée à l’initiative des Communautés.

3. POUR QUE FAIRE ?

L’association des Communautés du Pays de Brest a pour but :

· de développer la réflexion, la coordination de l’intervention dans les domaines de l’aménagement de l’espace du développement économique, de l’action touristique, de la protection de l’environnement et du cadre de vie ;
· d’élaborer les propositions relatives aux objets ci-dessus et de les soutenir auprès des instances concernées de manière à les conduire à bonne fin ;
· de renforcer les liens entre les Communautés par l’information régulière

Pour ce faire, 3 Commissions ont été mises en place :

· aménagement un territoire et organisation des services publics ;
· valorisation du cadre de vie ;
· développement économique.

Les choix qui ont été arrêtés par les élus s’appuient sur un diagnostic de territoire relativement précis établi au cours des 10 dernières années. Apparaît clairement l’émergence d’une nouvelle réalité urbaine que le dernier recensement met bien en exergue.

Les forces et les faiblesses qui sont patentes ont fait l’objet de fines analyses de manière à faire évoluer progressivement le destin du PAYS dans une recomposition territoriale à l’échelle de l’Europe. En effet, les réflexions prospectives de la DATAR insistent sur la nécessité de créer en France des « super-régions » en nombre restreint où la grande région Ouest (Bretagne, Pays de Loire, Poitou-Charente) s’articule « autour d’un ensemble métropolitain Rennes-Nantes-Angers » que l’on voit bien se constituer d’ores et déjà.

Il serait fastidieux de citer tous les enjeux et les axes d’action qui sont énumérés dans la Charte. En synthèse, ressort une volonté affirmée de :

· renforcer le potentiel scientifique, technique et universitaire pour tout ce qui touche à la mer et ses ressources, les technologies nouvelles, les sciences du vivant, l’agro-alimentaire, les activités et industries de défense, la mécanique ;
· rechercher la diversification des activités grâce à des capacités accrues d’équipement et de communication ;
· organiser le développement autour de la qualité de l’eau ;
· améliorer « l’attractivité » du territoire ;
· renforcer la culture de solidarité et de cohésion sociale.

Une des premières concrétisation de la politique à engager est sûrement constituée par le S.Co.T (Schéma de Cohérence Territoriale), lancé depuis le 2è semestre 2002. L’Association des Communautés aura à proposer la stratégie en matière d’urbanisme, d’habitat et de déplacement ainsi que ce qui a trait aux équipements et services et protection du patrimoine sensible d’intérêt commun.


* * * * *

Fruit d’un travail de longue haleine et de la sédimentation des initiatives engagées surtout depuis le début des années 90, le Pays de Brest propose aujourd’hui une vision de son avenir et va s’attacher, par ses choix politiques et l’action de ses élus, à améliorer le cadre de vie dans lequel nous évoluons.

La CHARTE affiche l’ambition, dans toute la mesure du possible, de réaliser un développement harmonieux et fait appel –ce qui est encourageant- à la vertu de solidarité qui n’est pas le seul apanage des Eglises.

Sincèrement, même si des progrès sont encore indispensables, je crois que l’on a bien dépassé l’époque des vœux pieux et des bonnes intentions. Il me paraît que nous avons, dans le cas présent, une véritable prise de conscience des enjeux qui concernent l’ensemble d’une métropole. Cet état de fait dépasse les clivages éculés d’un passé récent et amène des équipes de bonne volonté, chacun avec sa sensibilité, à participer à une œuvre commune.

Jean Pierre BOULIC (janvier 2003)


Sources :
Documents Adeupa
Informations Le Télégramme, Ouest-France, Le Progrès
Association des Communautés du Pays de Brest
L’Avis régional

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