L'Eglise en pays de Brest
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J'étais à SYDNEY, en juillet 2008...

Entretien avec Pascal MALLERON

Je m’appelle Pascal, j’ai  29 ans. Je travaille dans une entreprise de bâtiment comme menuisier. Je participe aussi au Conseil Pastoral de Plougastel, avec une attention particulière à la Pastorale des jeunes.
J’ai été délégué par la Pastorale des Jeunes de Brest Elorn pour les représenter aux Journées Mondiales de la Jeunesse à Sydney, en juillet 2008.

Pascal, tu t’es déclaré disponible pour participer aux JMJ de Sydney. Ce n’est pas évident d’emblée ?

Avant de partir, j’ai demandé à d’autres, mais ils n’étaient pas disponibles (congés d’été, projets). Je trouvais important qu’il y ait quelqu’un du secteur à  y être. Il m' fallu prendre un peu plus de congés ! J’avais déjà participé à des JMJ, avant. J’étais à Rome, et Cologne… Chaque fois, c’est différent, selon la culture du pays.
Ce que je retiens, c’est d'avoir vu le St Père, de plus près…
J’ai retrouvé aussi le diocèse de Brescia, qui nous avait hébergé lors des JMJ de Rome.
J’ai apprécié les catéchèses sur l’Esprit Saint : Je n’y voyais pas trop clair ! Ce que j’ai reçu m’a éclairé : « La force de l’Esprit ne cesse jamais de remplir l’Eglise de vie. Par la grâce des sacrements de l’Eglise, cette force circule au plus profond de notre être comme une rivière souterraine qui nourrit notre Esprit et nous attire toujours plus près de la source de la vraie vie : le Christ ». ( Benoît XVI). Cela veut dire que les sacrements de l’Eglise sont une force… Et grâce à cela, on peut avancer dans la vie. L’Esprit est une force que l’on ne voit pas !  Et par les sacrements, nous retrouvons cette force, notamment par l’eucharistie.

Tu étais à la rencontre de la jeunesse catho du monde. Cela doit être une grande diversité ?  Tes grandes découvertes, ou tes difficultés ou déceptions ?

On est là : aucune volonté de violence… Ambiance calme et recueillie, avec bien sûr moins de foule qu’à Cologne… une situation très différente.

La culture du pays : les choses paraissent plus grandes que chez nous. Nous avons visité, un hôpital, une forêt. Tout est différent de chez nous ! Les essences de bois, les animaux de terre ou de mer, et la beauté de la création.  Nous reconnaissons aussi l’excellence de l’accueil des Australiens. Bien sûr, j’avais quelques difficultés par rapport à la langue, au début : il aurait fallu rester 3 mois.

Faut aussi retenir 23 heures d’avion pour y aller et 6 heures de car, dues à l’éloignement de notre lieu d’accueil.

sydney

La délégation finistérienne à Sydney, avec Mgr Le Vert

Quel moment ou rencontre t’a surtout marqué ? 

Le chemin de croix, en personnes réelles
La rencontre avec des jeunes de Brescia, vus 8 ans plus tôt… C’était vraiment sympa.
Les catéchèses des évêques : Elles touchaient l’action de l’Esprit dans notre vie de tous le jours…
La rencontre avec le frère Loïs, de Taizé… Un signe de croix sur notre front à la sortie. Cela, ça marque !

D’autres bons moments ?

Oh oui ! Nous avons traversé la baie de Sydney en bateau, un soir  : Très beau la nuit, mais quelle aventure au retour ! Le bateau n’allait que dans un sens ! Alors, un retour de nuit, à pied ?  Un couple de jeunes revenant d’un mariage nous ont pris en charge jusqu’au train ! Bon souvenir… 

Qu’est-ce que tu voudrais dire à ceux qui n’ont pas participé ?

A ceux qui n’ont jamais participé aux JMJ, qu’ils les saisissent comme chance : la prochaine fois, c’est pas trop loin, ca ne sera pas une excuse : Madrid 2011.
A ceux qui n’ont pas participé à Sydney : nous avons bien pensé à eux et porté leurs intentions de prières. On en a parlé un peu…

Tu es ouvrier dans une entreprise locale, tu es engagé dans ta paroisse de Plougastel… Est-ce que tu reviens ‘pareil’ après avoir vécu telle expérience ?

Redynamisé…
J’étais content, dans mon entreprise, d’apprendre que certains ont regardé la messe le dimanche, et se sont intéressés un peu à l’événement.

Est-ce que cela change quelque chose dans ta manière d’être chrétien aujourd’hui ?

Je veux pousser d’autres jeunes à s’investir dans l’Eglise et les aider à participer aux prochaines JMJ. Ceux qui sont venus à Lourdes avec moi, en août m’ont posé beaucoup de questions.
En tous cas, avoir vu un autre univers m’amène à m’ouvrir davantage sur les autres et sur le monde, sur l’Eglise.