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Françoise Lefloch,
animatrice en pastorale
"Maman, il manque quelqu'un au caté !"
L'Eglise ! Françoise Lefloch vous dirait volontiers
qu'elle est tombée dedans quand elle était petite. Installée
à Fouesnant depuis 1997, cette mère de famille est animatrice
en pastorale. De la pratique de la catéchèse à l'exercice
de diverses missions diocésaines
Oui ! L'appel, elle connaît
!
Un conseil : ne vous laissez pas trop impressionner par les
mots techniques qui vont suivre ! Françoise Lefloch, mariée,
trois enfants, est membre du groupe diocésain d'appel et de gestion
des laïcs chargés de mission ecclésiale, membre de
l'équipe de coordination de ces laïcs et elle-même chargée
d'une mission ecclésiale dans les ensembles paroissiaux Odet-Rive-gauche
et Fouesnant-les-Glénan.
Mais laissant un instant de côté ses responsabilités
diocésaines, si vous lui demandez ce qu'elle fait, elle vous répondra
tout de go : "Je m'occupe des enfants de la poussette
au CM2." En clair, Françoise est avant tout catéchiste.
Quant à son rôle d'animatrice, elle le définit ainsi
: "Ma mission consiste à donner une âme,
stimuler, afin que la catéchèse puisse être proposée
dans les sept paroisses pour lesquelles je travaille."
A priori, tout cela paraît simple, voire "enfantin". Et
pourtant !
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Il est toujours difficile d'appeler
des adultes à être responsables et à participer
activement à la transmission de la foi. Peut-être sommes-nous
trop timides lorsqu'il s'agit d'appeler... |
Avec les "moyens du bord"
Sur son visage, de jolies taches de rousseur lui donnent
un aspect juvénile qui la rapproche un peu plus de ceux dont elle
s'occupe avec passion. Certainement Françoise Lefloch a-t-elle
un don : le débit rapide, un entrain naturel, voilà une
communicante née ! Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si cette Grenobloise
a suivi des études de tourisme qui l'ont conduite à exercer
des métiers fort divers où elle a toujours su cultiver son
sens des relations.
Ses talents, elle les a mis à présent au service d'une Eglise
qu'elle a toujours fréquentée, même si elle n'a été
confirmée qu'en l'an 2000, à l'âge de 36 ans : "
Plus jeune, j'ai été scoute de France,
puis participé avec mon mari (aujourd'hui directeur de l'office
de tourisme de Fouesnant) à des activités menées
par les AFC ou les Equipes Notre-Dame. C'est pourtant grâce à
mes enfants que j'ai commencé à m'intéresser à
l'éveil à la foi et à la catéchèse.
Et puis, je suis devenue animatrice en pastorale, avec le souci de transmettre,
d'organiser, de développer."
Belle aubaine pour deux ensembles paroissiaux du Sud Finistère
! Parce qu'ici comme ailleurs, il n'est pas toujours facile de trouver
des personnes susceptibles de s'engager au service de l'Eglise. C'est
d'ailleurs à cette difficulté que Françoise Lefloch
essaye aujourd'hui de trouver des solutions, avec les "moyens du
bord", et toute son énergie.
De la théorie à la pratique
"Il est toujours difficile d'appeler
des adultes à être responsables et à participer activement
à la transmission de la foi. Peut-être sommes-nous trop timides
lorsqu'il s'agit d'appeler. D'un point de vue local, davantage que des
annonces lors des cérémonies, c'est le bouche à oreille
qui fonctionne le plus.
En matière de catéchèse, la peur de ne pas être
à la hauteur, de ne "pas savoir" fait reculer certains
parents. La préparation des séances de catéchèse
s'effectue pourtant en équipe. Il suffit parfois d'oser demander
un accompagnement ponctuel pour qu'une personne commence à s'impliquer.
De fil en aiguille, elle se rend compte que cela est "faisable".
L'essentiel est de responsabiliser les gens et de leur faire confiance,
pour qu'eux-mêmes prennent confiance en leurs capacités."
De la théorie à la pratique, Françoise Lefloch est
cependant consciente du décalage existant. Alors, elle déclare
aussi volontiers que le goût de l'appel passe par une remise en
question de ses propres engagements. Qu'il passe, encore, par ce que l'on
transmet aux enfants : "De l'intérêt,
du goût de la foi que l'on réussit à apporter aux
petits peut naître beaucoup de choses. Vis-à-vis d'eux, notre
responsabilité est grande. Mais ce sont eux qui assurent souvent
un lien entre leurs parents et l'Eglise. Ce sont eux, aussi, qui appellent
parfois : "Tu sais, maman, il manque quelqu'un au caté
!""
H.B.
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