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"Je ne suis pas un lys des champs, ni un oiseau du ciel, mais Dieu m'aime !" Elle pratiquait la course et la natation, dirigeait une petite entreprise. Aux yeux du monde, elle avait tout pour être heureuse. À 35 ans, Carole Robin lutte aujourd'hui contre la maladie : une sclérose en plaques. Portrait d'une jeune femme optimiste à "la vie pleine de sens". "Oui ! Quand je ne bouge pas, j'ai
la chance que le monde bouge", déclare Carole Robin
avec son sourire habituel, tout en contemplant un instant les flots de
la magnifique plage du Ris faisant face à son appartement de Douarnenez.
Son chien, Azucar, lui aussi bouge beaucoup et apporte un peu plus de
vie encore à la jeune malade. Depuis plus de trois ans, elle lutte
contre une sclérose en plaques.
C'est tout un monde qui vacille ! Ses béquilles posées sur une chaise, c'est
l'il pétillant que la jeune femme revendique ses origines
malouines. "J'ai cependant passé le plus
clair de mon enfance dans le Sud-Ouest", commente-t-elle avant
de reprendre : "Tout a commencé à
22 ans. À cette époque, je pratiquais l'équitation
et ambitionnais de devenir monitrice. C'est alors que j'ai eu une première
alerte. Un matin, j'avais perdu l'usage d'un il. Un diagnostic de
sclérose en plaques avait été émis, sans certitude.
Contre toute attente, j'ai recouvré la vue peu après, brusquement,
un 25 décembre. La vie pouvait suivre son cours. À 24 ans,
mon orientation professionnelle a radicalement changé puisque je
suis devenue toiletteur canin. Je m'installai à Quimper où
je créai mon entreprise. Cela a duré sept années.
J'achetai un appartement à Douarnenez. Lors de mes loisirs, j'aimais
courir, nager, dessiner. Puis, en 2003, je me suis rendu compte que j'arrivais
de moins en moins à coordonner mes mouvements. La maladie réapparaissait.
Cette fois, le diagnostic était sans appel : c'était la
sclérose en plaques." Plus utile que des béquilles, la foi Il n'est point d'amertume dans les propos de Carole, loin
de là. Elle sait pertinemment ce qu'elle a perdu, plus encore ce
qu'elle est a trouvé. "Bien avant ma maladie,
j'avais quelque peu délaissé la pratique religieuse. Un
jour, cependant, en passant devant l'église de Ploaré, j'ai
entendu les cloches sonner et j'ai lancé cette sorte de défi
à Dieu : "Allez ! Je te laisse une dernière chance.
Je rentre. C'est là qu'un prêtre et des paroissiens sont
venus à ma rencontre. J'avais retrouvé une communauté,
une véritable famille qui m'a entourée lorsque je suis tombée
malade, alors que d'anciens amis m'ont abandonnée." H.B. |
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Ce témoignage est publié dans Eglise en Finistère
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