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De mains en mains : passe le relais !

Enrichissantes adolescences...

Voici quelques années, Florence Moan et Armelle Giorgiutti contribuaient à la création d’un petit groupe de réflexion dans la paroisse Saint-Luc, à Brest. Les jeunes étudiantes qu'elles sont aujourd'hui devenues ont conscience que cette expérience a été un tremplin qui les a aidées à enrichir leur foi et à mieux la partager.

"Après notre confirmation, nous ne pouvions plus rester sans rien faire !"

"Florence avait 14 ans et elle ressentait le besoin de se préparer à la confirmation. Il fallait l’aider à entamer une réflexion et c’est ainsi que plusieurs jeunes se sont investis à ses côtés", se souvient Marie-Hélène, cette laïque investie dans l'Église qui a accepté d'accompagner la création de la petite équipe.
Florence Moan et Armelle Giorgiutti sont donc en seconde lorsqu’elles décident de se préparer à la confirmation. Au cours de leurs réunions, elles peuvent surtout partager leurs expériences et leurs réflexions avec d’autres personnes. Armelle l'affirme : "J'ai librement décidé de me préparer à recevoir ce sacrement. Cela me semblait très important. La foi ne m’avait jamais quittée mais c’est à cette époque qu'elle s'est réellement épanouie." Un épanouissement qui, au lendemain de sa confirmation, lui donne des ailes : "À présent, on ne peut plus rester sans rien faire !", conclue-t-elle alors en même temps que Florence.

Futur membre du conseil paroissial de Saint-Luc, Armelle chemine tranquillement dans la foi.

Une foi chevillée au corps

Six années ont passé. Les deux étudiantes brestoises ont maintenant 20 ans. Armelle suit une deuxième année de préparation au diplôme de manipulateur en radiologie. Florence a intégré une école d'infirmière.
Échanger sur des faits de société, aborder des problèmes parfois plus personnels ou agir directement en participant, par exemple, à un projet de bibliothèque de rue... le groupe dont elles font toujours partie leur a permis de cheminer dans la foi, chacune à leur rythme. Et même si les rencontres se sont à présent davantage espacées, cette équipe a véritablement constitué un socle à partir duquel elles ont pu trouver un équilibre.
Depuis, elles aussi ont tenté de passer le relais : "Il  y a trois ans, nous avons accompagné trois jeunes dans leur préparation au baptême. À ce jour, l’un d'eux participe encore à nos réunions."

Florence Moan, animatrice au Mej depuis un an, a décidé d'essayer de transmettre aux jeunes... un peu de ce qu'elle a reçu.

Un pas après l’autre

"L'équipe ainsi constituée était et demeure un point d’attache important", résume clairement Marie-Hélène qui, par son rôle d'accompagnatrice (et peut-être même de guide), a su donner l’envie à ces jeunes de transmettre à leur tour un peu de leur foi.
Aujourd'hui, Armelle s’apprête à devenir membre du conseil paroissial de Saint-Luc. Elle vient également de découvrir les pèlerinages à Taizé. De nouvelles voies s'ouvrent donc à elle : "Le sentiment de liberté et de dynamisme que j'ai ressenti à Taizé m’a beaucoup plu. L’œcuménisme que l’on vit là-bas correspond vraiment à mes valeurs."
Florence, quant à elle, s’est laissé tenter par une expérience au sein du Mouvement eucharistique des jeunes : "Voici un an que j'ai accepté de devenir animatrice dans ce mouvement. Au contact des enfants, je remets constamment ma foi en question et j’ai l’impression de recevoir bien plus que je ne donne !"
Mais Florence réalise aussi que, sans l’appui que Marie-Hélène lui a apporté durant toutes ces années, elle n’aurait peut-être pas trouvé le courage d’aller vers les autres.
Armelle, Florence, toutes deux expriment encore le sentiment de se trouver au tout début d’un long chemin : "Parce que chaque pas en avant nous oblige à découvrir ce qui nous convient le mieux, à approfondir toujours davantage notre réflexion."

Marie Bontonnou.

Ce témoignage est publié dans Eglise en Finistère