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Marcella Zub Centeno, partenaire du CCFD Avocate et partenaire paraguayenne du Comité catholique contre la faim et pour le développement, Marcella Zub Centeno est venue au mois de mars en Finistère pour rendre compte de l'une des réalités préoccupantes de son pays... La nouvelle culture intensive du soja continue de provoquer déforestation, pollution et expulsion des populations. Pour sa nouvelle campagne de carême, le Comité catholique contre la faim et pour le développement a lancé un thème de sensibilisation sur "le sens du développement". Dans le même temps, en France, une quarantaine de ses partenaires étrangers sont intervenus. Parmi ces acteurs de terrain se trouvait Marcella Zub Centeno, une jeune avocate paraguayenne.
Le soja ? Basta ! Marcella Zub Centeno tient à alerter l'opinion sur les conséquences
tragiques de la monoculture d'un soja à 90 % transgénique, modèle expansif
implanté au Paraguay en 1999. "Le Paraguay détenait
déjà un triste record, celui de la plus mauvaise répartition des terres
au monde. 1 % de la population détient 77 % des terres du pays. Or actuellement,
du fait de l'implantation massive de la culture du soja, des surfaces
immenses sont achetées par nos voisins brésiliens et par des multinationales
dont on ignore même l'origine. Chaque année, des milliers de paysans abandonnent
leurs terres sous les menaces d'exécution ou de fumigation." Les chiffres officiels font état d'une augmentation de la pauvreté de 45 %. L'avocate n'y croit pas. "D'après les organismes d'Église ou la commission économique pour l'Amérique latine, ce taux dépasse les 65 % !" Marcella Z. Centeno tire la sonnette d'alarme. L'Europe en faute En un an, la production de soja s'est développée sur 400
000 hectares supplémentaires. Pour qui ? Pour l'Union européenne. "Le
Paraguay ne consomme pas ce soja. Tout part en direction de l'Europe et
passe notamment par des ports comme celui de Brest, précise Marcella.
La jeune paraguayenne souhaite que l'opinion publique réalise à quel point
les modes de consommation européens se répercutent négativement sur une
population tout entière. "Aujourd'hui, les Paraguayens
subissent les conséquences économiques, sociales et humaines de ces productions
et consommations massives du soja. À l'avenir, ce sont les Européens qui
auront peut-être à en subir les conséquences sur le plan de leur santé." Marie Bontonnou
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Ce témoignage est publié dans Eglise en Finistère
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