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Cette radio est la vôtre ! Lancée le 13 mai 1992, RCF Rivages est l'une des 55 radios que compte le réseau des Radios chrétiennes francophones. En 17 années d'existence, elle s'est affirmée comme le fer de lance de la communication du diocèse : un sondage Médiamétrie, daté du mois d'août 2009, révèle que 8,8 % des Finistériens l'écoutent de manière habituelle. Plongée au cœur d'une radio… aux couleurs de la vie. Lancée le 13 mai 1992, RCF Rivages est l'une des 55 radios que compte le réseau des Radios chrétiennes francophones. En 17 années d'existence, elle s'est affirmée comme le fer de lance de la communication du diocèse : un sondage Médiamétrie, daté du mois d'août 2009, révèle que 8,8 % des Finistériens l'écoutent de manière habituelle. Plongée au cœur d'une radio… aux couleurs de la vie. "Il est 6 h 30. Radio-Rivages ouvre ses volets." Cette phrase a été la première à avoir été prononcée sur les ondes de la radio du diocèse de Quimper et Léon. C'était un mercredi… le 13 mai 1992. "La décision de créer une radio diocésaine a été prise par Mgr Barbu à la fin de l'année 1988, explique Yvon Gargam, directeur de RCF Rivages. En raison de divers problèmes administratifs, l'autorisation d'émettre dans notre département ne nous a cependant été accordée qu'en 1992." Dès ses débuts, la radio s'établit à Brest, au centre de Keraudren. "Afin de pouvoir installer nos studios, il nous a fallu réaménager plusieurs classes de physique-chimie de l'ancien petit séminaire…" Yvon Gargam, en attendant l'autorisation d'émettre, suit de son côté une formation de journaliste. "Avec le père Michel Scouarnec, nous avons aussi constitué toute une équipe… Le jour J, nous étions fin prêts."
56 600 auditeurs par semaine Septembre 2009. Dix-sept ans se sont écoulés. "Il est 7 heures sur RCF Rivages, et c'est l'heure de Matinalement vôtre. Le journaliste Nicolas Butreau commence sa matinale. C'est le premier décrochage local de la journée. Sur RCF, plus de huit heures de programmation "made in Finistère" seront diffusées tout au long du jour. Au menu ? Des chroniques, des infos, des magazines, des émissions religieuses, mais aussi des émissions musicales et un bel espace réservé à la culture et à la langue bretonnes. "Mgr Guillon, reprend Yvon Gargam, l'avait déclaré au tout début de la radio : 'Lancer une radio diocésaine, c'est commencer à écrire une nouvelle page de l'annonce l'Évangile. C'est jeter une semence, en espérant qu'elle portera beaucoup de fruits.' Aujourd'hui, nous essayons de continuer à jeter cette semence... Notre radio permet de donner à entendre ce que vivent les catholiques du diocèse. Elle se fait également l'écho de tout ce qui fait la vie du Finistère." Et il faut croire que la formule plaît ! En août 2009, un sondage Médiamétrie rendait public les chiffres suivants : 8,8% des Finistériens ont pris l'habitude d'écouter RCF, soit un auditoire global de 56 600 personnes par semaine... de 11 900 par jour."
Success story Mais comment expliquer le succès de cette "petite" radio associative (la seule de ce type à émettre sur l'ensemble du Finistère) ? L'argent ? "Par rapport à de nombreuses autres stations, commente André Rousseau, le président du conseil d'administration de la radio, nous ne disposons pas de gros moyens financiers. Les dons de nos auditeurs, environ 80 000 € par an, constituent notre principale source de revenus. Viennent ensuite diverses subventions, versées par le Fonds de soutien à l'expression radiophonique, par le Conseil régional et le Conseil général." L'abondance de moyens n'explique donc pas le succès de cette radio, même si du point de vue de la qualité du matériel, elle a su se doter d'outils performants (dès l'an 2000, elle s'est équipée d'un système d'enregistrement numérique). Les raisons de cette réussite sont donc à rechercher ailleurs... "Nous disposons d'une équipe très compétente, explique André Rousseau. La radio emploie huit personnes : un directeur, une secrétaire-comptable, une animatrice, trois journalistes et deux techniciens-animateurs. Hervé Peaudecerf produit également pour nous de belles émissions en breton..." "Et cela sans compter tous les bénévoles, renchérit Yvon Gargam. Entre nos divers chroniqueurs, les membres des équipes de la prière du matin, les bénévoles de l'émission On écrit sur les murs, de La Bible à plusieurs voix... Ils sont près de 150 à mettre leurs compétences à notre service."
RCF Rivages, c'est donc une équipe de huit professionnels et de 150 bénévoles... C'est aussi une manière de faire, un son et un ton particuliers. Le sociologue André Rousseau reprend : "Des auditeurs m'ont souvent fait cette remarque : sur votre antenne, on donne le temps aux gens de s'exprimer, de mettre en valeur ce qu'ils ont vécu, humainement, spirituellement. L'un de mes anciens étudiants me l'a dit un jour : 'Ce n'est pas une radio comme les autres.'"
En attendant la diffusion numérique ! Des succès en appelant d'autres, plusieurs nouveautés sont récemment apparues dans la grille des programmes. Parmi elles, Terre solidaire, la nouvelle chronique de Jean-Michel Lastennet, délégué régional du Comité catholique contre la faim et pour le développement. Une autre émission, produite en lien avec les autres radios RCF de la province ecclésiastique, Paroles de prêtre, fait également son apparition en ce début d'Année sacerdotale. Mais déjà le regard des responsables de la radio diocésaine se tourne vers l'avenir. "Dans les prochains mois, annonce André Rousseau, un nouveau site de diffusion sera installé dans le secteur de Morlaix. Il nous permettra de mieux couvrir l'ensemble du Léon. Toujours d'un point de vue technique, nous nous préparons peu à peu au passage de la diffusion analogique à la diffusion numérique, parce que celle-ci devrait se généraliser en France dans les toutes prochaines années..." Sur le plan financier, il a récemment été décidé en conseil d'administration de trouver de nouveaux partenaires économiques, de faire appel au mécénat ou de davantage faire de place à la publicité. "Deux autres sujets nous interpellent en ce moment, poursuit Yvon Gargam. Nos bénévoles sont dispersés à travers l'ensemble du diocèse. Nous aimerions trouver les moyens de les faire se rencontrer, de répondre à leurs besoins de formation. Et puis, nous avons toujours ce souci d'être toujours plus proches du terrain, d'établir des contacts avec les communicants des ensembles paroissiaux, de recueillir davantage d'informations sur ce que se vit chez eux, afin d'en faire profiter nos auditeurs. L'une des vocations de RCF-Rivages est en effet de créer des liens. Pour cela, nous sommes à la disposition de toutes les communautés chrétiennes du Finistère... Notre radio est la leur." Hervé Bodin |
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