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L'ensemble paroissial de Brest au Levant

Cet ensemble comprend les paroisses de Saint-François du Guelmeur, Saint-Joseph du Pilier Rouge, Saint-Marc et Saint-Jean

Paroisse Saint-François du Guelmeur

Dans les années 50, le quartier du Guelmeur se peuple peu à peu et en 1957, le chanoine Elard, recteur de Saint-Marc, souhaite y créer un lieu de culte.
Un couple sans enfant lègue à la paroisse un grand terrain, à condition d'y établir un centre religieux. L'emplacement étant central, la décision est prise : on construira une chapelle.
Mais à qui dédier cette chapelle ? Dans un premier temps, le chanoine Elard pense à Notre-Dame du Rail car les habitants de la "cité SNCF" sont très actifs et très impliqués dans la vie du quartier. Finalement, la chapelle aura pour saint patron saint François d'Assise afin de conserver un esprit de simplicité et de dépouillement.
Le 6 mai 1958 : pose de la première pierre. A l'époque des travaux, une mission est organisée pour toutes les paroisses de Brest. Les rencontres au Guelmeur se font dans le bas de l'édifice encore en chantier. De nombreux et nouveaux paroissiens se regroupent dans une ambiance de fraternité exceptionnelle. C'est à ce moment que naît vraiment la communauté paroissiale de Saint-François.
Le 20 septembre 1959 : consécration de la chapelle par Monseigneur Fauvel, évêque de Quimper et de Léon. Le bâtiment a le statut de "chapelle" car il ne s'agit pas de la création d'une nouvelle paroisse mais d'une annexe de celle de Saint-Marc.
Le 27 mars 1960 : baptême de deux cloches par le chanoine Pailler, curé-archiprêtre de la paroisse Saint-Louis de Brest (devenu peu de temps après Monseigneur Pailler). La plus grande s'appelle Marie-Françoise (Notre Dame et saint François) et la seconde Marcelle-Ignace ( féminin de Marc et saint Ignace d'Antioche).
Dès la création de la chapelle, tous les mouvements que l'on trouve habituellement dans une paroisse sont actifs.
En 1989, le dynamisme et la demande pressante de la communauté chrétienne poussent le curé de Saint-Marc, François Plouidy, à demander la création d'une nouvelle paroisse.
En 1996, la création des ensembles paroissiaux entraîne le regroupement des paroisses de Saint-Marc, Saint-Joseph du Pilier Rouge et Saint-François.
Quatre architectes, messieurs Lacaille, Lachat, Perrin et Houdon, ont conçu les plans de cette église qui est à la charge du diocèse.

Denise Penn

Paroisse Saint-Joseph

A la fin du XIXème siècle, le quartier du Pilier Rouge est bien éloigné de l'église paroissiale de Lambézellec. Aussi, le 27 février 1887, le conseil municipal de Lambézellec accepte-t-il que soit affectée au culte l'ancienne chapelle de l'école communale. Toutefois, la chapelle s'avère trop petite car, déjà en 1885, le quartier du Pilier Rouge comptait 4500 habitants.
M. Milin, curé de Lambézellec, décide d'acheter au 66 de la rue de Paris (202 rue Jean Jaurès) une ancienne guinguette dénommée le Casino. Pour cela, en 1889, il souscrit en son nom personnel un emprunt pour la construction de l'église Saint-Joseph. D'après les archives de la paroisse, dans une lettre de 1902, on apprend que l'architecte de l'église est M. Guerranic.
La construction de l'édifice prend du temps, à cause de problèmes financiers. En 1904, les religieuses du carmel de Kerfautras doivent quitter la France ; interviennent ensuite les lois de séparation de I'Eglise et de l'Etat. Avant de partir, les carmélites vendent quelques objets à l'abbé Milin pour sa nouvelle église: "Les deux grandes cloches, la Croix, les six chandeliers en cuivre doré, un Grand Christ (...)".
La paroisse de Saint-Joseph est enfin érigée le 26 juin 1907 et compte 7188 paroissiens. Elle est ainsi délimitée à l'époque par la rue de la Vierge (rue de Glasgow), le carrefour de Dour-Jacq jusqu'à la route de Gouesnou. Elle est aussi délimitée au sud et au sud-ouest par les paroisses de Saint-Marc et de Brest.
En 1946, le Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme accorde à la paroisse la remise en état de l'église Saint-Joseph, endommagée pendant la seconde guerre mondiale. Mais un an plus tard, après l'explosion de L'Ocean Liberty, le 28 juillet 1947, en rade de Brest, toutes les portes de l'église doivent être réparées.
Emmanuel Burlion

Eglise Saint-Marc

En 1862, après bien des tergiversations, le préfet, le Conseil municipal, l'évêché et le recteur Cocaign s'accordent pour construire une église "au nouveau bourg", sur le champ donné par Madame Vinet. Parallèlement, des terrains sont achetés pour le cimetière et la route reliant l'église au cimetière.
L'église, malgré une violente tempête qui occasionne de gros dégâts pendant la construction, est bénie dès août 1865 par Mgr Sergent. Son originalité architecturale réside dans le choix du béton, et non de la pierre, comme matériau de construction. Grâce à de généreux donateurs, l'église est dotée de cinq vitraux, de deux cloches et d'un harmonium neuf. C'est Monsieur Bouillon, peintre-décorateur à Brest, qui se charge de la décoration interne dans "le style et caractère…de la Sainte-Chapelle à Paris". La deuxième cloche est bénie en 1876 : elle a pour parrain Nicolas Labat et pour marraine, Madame Jouveau-Dubreuil. Le bourg se développe (plus de 2000 habitants en 1886) et le maire est contraint d'interdire par décret "l'usage des armes à feu pour noces, baptêmes et autres fêtes" ! Un autre décret interdit aux enfants de jouer sur la voie publique, de jeter des projectiles aux chevaux ou de crier pour les effrayer !
Dès le début du 20ème siècle, la paroisse est très active : concerts spirituels, conférences avec projections lumineuses, missions, activités du patronage… Mais des tensions existent entre l'Etat et la Paroisse : un arrêté municipal interdisant les processions est annulé par le Conseil d'Etat (1910) ; de même pour le refus préfectoral concernant l'agrandissement de la sacristie (1934)… L'actuel presbytère est construit en 1912.
En 1944, l'église est en partie détruite et la messe est célébrée sur un autel provisoire placé au milieu de la nef. Le bâtiment est progressivement reconstruit et ce n'est qu'en mars 1946 que le nouveau maître-autel est consacré par Mgr Cogneau. La flèche actuelle date de 1958.
La création des paroisses de Saint-Jean, Saint-François du Guelmeur et de Notre-Dame de Tourbian, regroupées en secteur puis réorganisées en ensembles paroissiaux, modifie les habitudes et la fréquentation de la paroisse de Saint-Marc.

Notre-Dame du Bon Port

Les premières traces d'une activité religieuse sur le site actuel de Notre-Dame du Bon Port remontent à 1449 sous le nom "trêve de Tréninez" ce qui signifie probablement "trêve de Saint-Ignez" (Saint Ignace ; la trêve désigne avant la Révolution, en Bretagne, un quartier d'une paroisse). En 1635, elle devient trêve du prieuré des Sept-Saints, dépendant de la paroisse de Brest, avant d'être cédée en 1681 à Lambézellec. C'est à cette date qu'y sont affectés des prêtres résidents qui se plaignent tous du caractère insalubre du presbytère local !
En 1721 le nom Saint-Marc apparaît, mystérieusement accolé à celui de Saint-Ignace. Et tout aussi mystérieusement, à partir de 1789, seule l'appellation Saint-Marc demeure ! La trêve devient paroisse et vit au rythme des grands événements historiques : arrestation du curé pendant la Révolution, grande "fête de l'Empereur" en 1813…
Mais l'église menace ruines et l'abbé Cocaign la restaure vers 1838. En 1862, la Société des Chemins de Fer achète une partie du cimetière pour construire la voie ferrée. La paroisse s'étend, le bâtiment se révèle trop petit, mal entretenu… La même année, il est décidé de construire une nouvelle église sur un terrain donné par une dame Vinet.
En 1873, elle prend le nom de Notre-Dame du Bon Port, car les pêcheurs sont encore nombreux à fréquenter l'anse aux pieds des falaises.
Classée monument historique en 1932, endommagée pendant le siège de Brest, restaurée en 1957, la chapelle accueille maintenant chaque année les paroissiens pour les célébrations de l'Ascension et de l'Assomption.


Pour plus de renseignements sur la chapelle Notre-Dame du Bon Port, vous pouvez vous procurer à l'ensemble paroissial de Brest au Levant, au prix de 4 €, le livret de Roger Jain .

Eglise Saint-Jean

La paroisse de Saint-Jean a un habitat en collectifs souvent anciens. La population est âgée. Il y a une concentration de population d'origine portugaise.

La paroisse Saint-Jean a été intégrée à l'ensemble paroissial Brest-au-Levant à l'occasion de l'aménagement pastoral de septembre 2010.

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