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L'ensemble paroissial de
Recouvrance (Brest)
Cet ensemble paroissial comprend les paroisses Sainte-Thérèse
(Le Landais) et Saint-Sauveur (Recouvrance). Dans
le bas de la Rive Droite, ces deux paroisses
depuis longtemps unies par de nombreux liens ont tout naturellement
formé un ensemble paroissial.
Eglise
Saint-Sauveur
C’est à l’emplacement
d’une chapelle dédiée à Saint-Sauveur, et construite
en 1679, que fut édifiée l’église actuelle, qui est
maintenant la plus ancienne de Brest.
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En raison de l’accroissement
continu de la population, cette chapelle fut démolie en 1724
pour laisser place à une église plus spacieuse. L’entrepreneur
chargé des travaux crut bien faire en recrutant les ouvriers
du port sans emploi pour faire le travail. Mal lui en prit, le «
boulot » fut saboté ; ces ouvriers, plus habitués
à la construction et à la réparation navales,
ne connaissaient rien en maçonnerie. Ainsi « l’église
du temps perdu » (c’est ainsi qu’elle fut nommée) dut
être démolie.
En 1729, on se remit
au travail, mais cette fois-ci on s’appliqua. Les travaux dureront
vingt ans et c’est le 16 mai 1750 que l’évêque du Léon,
Monseigneur GOUYON de VAUDURANT érigea l’église Saint-Sauveur
de Recouvrance en église paroissiale séparée
de celle de Saint-Pierre de Quilbignon.
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Depuis ce temps, l’église
Saint-Sauveur a quand même subi quelques transformations et réparations,
notamment à la suite des dégâts causés par
la guerre 39-45, mais elle fut encore relativement épargnée
par rapport aux autres églises de Brest.
Eglise
Sainte-Thérèse du Landais
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L'église Sainte
Thérèse du Landais fut achevée en 1959, trois
ans après la fondation de la paroisse en 1956.
Le financement provint
des dommages de guerre assurés pour les églises de
Brest. Les plans furent confiés au cabinet Marzin-Freyssinet.
En accord avec l'abbé Le Vey, premier curé de la paroisse,
on choisit un plan circulaire pour le bâtiment. Une vaste
verrière de 163 m² conçue par le Père
Bouler fut mise en place.
Le plan circulaire de
cette église, avec autel décalé, permet à
la communauté, en éventail autour de l'autel, de prendre
conscience d'elle-même, sans pour autant être gênée
pendant les cérémonies. Cinq cent soixante personnes
peuvent y trouver place. Vers l'autel convergent tous les regards,
sans aucune gêne, du fait que les piliers sont placés
tout à l'extérieur de la nef.
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Cette
architecture de vérité fera dire que l'église Sainte
Thérèse du Landais compte parmi les plus belles églises
de Brest
.
Pour les vitraux,
le Père Bouler s'oriente vers une représentation abstraite,
à cause de la disposition du vitrail, longue bande de verre courant
sans arrêt tout autour de l'église. Le Père Bouler
disait :
«Le vitrail ne doit pas
distraire mais au contraire, concentrer l'attention des fidèles
[...] Un haut intense au-dessus du chœur, puis on va s'étaler,
le calme, on va rester dans les bleus, le côté couchant au-dessus
de la porte. Là on va passer à quelque chose de beaucoup
plus riche, le couchant, glisser de nouveau dans les bleus. C'est en fait
une symphonie en quatre mouvements, Si on peut dire; il y a allegro, adagio,
allegro, puis adagio. C'est comme ça que j'ai vu les choses».
Pour orienter la méditation
des fidèles, le Père Bouler inscrit sur le verre cette phrase
de Sainte Thérèse :
«Que je ne cherche et
ne trouve jamais que toi seul».
L'architecture et la lumière
sont ses seules décorations ; une église conçue dans
l'esprit de ce que voulaient les Pères Couturier et Régamay,
pour la reconstruction des églises de France.
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