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L'ensemble paroissial Brest Saint-Pierre - Recouvrance

Cet ensemble comprend les paroisses de Saint-Pierre, Kérourien, ND de Kerbonne, Recouvrance (Saint-Sauveur) et le Landais (Sainte-Thérèse)

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Saint-Pierre

On parle toujours du " bourg " de St Pierre et des anneaux de fer fichés dans les murs rappellent qu'on avait besoin d'y attacher les chevaux, du temps où il y avait plus de 130 fermes sur le territoire de la commune. Certaines familles y habitaient à ce moment-là qui y sont encore aujourd'hui. Autour du bourg et de son église, des quartiers d'immeubles et spécialement Kerourien, le plus important et le plus ancien où beaucoup d'habitants du quartier de baraques du Polygone ont été relogés. D'autres îlots d'immeubles entourent le bourg : Kerber, Kerargaouyat, Keranquéré, le Valy Hir et aussi les maisons de Keranroux. Mais ce sont désormais des groupes successifs de maisons individuelles qui font grandir le quartier, occupant peu à peu les terrains encore libres du côté de la mer.

L'église de St Pierre actuelle a été construite sur le site d'une église qu'il fallait agrandir. Lors de la dernière guerre le clocher a été démoli et est tombé sur l'église qui a été désaffectée et remplacée par une baraque construite sur la Place du bourg.

Kerourien

Quand la chapelle du quartier du Polygone (alors rattachée aux paroisses du Bouguen Bergot, aujourd'hui Bellevue) a été détruite, une autre chapelle a été construite près des immeubles de Kerourien et des prêtres ont aussi déménagé du presbytère en baraque du Polygone aux HLM.

Kerbonne

Le quartier de Kerbonne est plus récent :

Depuis 1890, cette partie de St- Pierre, appelée "Village des Quatre-Moulins," se peuple rapidement. De nombreux ménages ouvriers et des familles de marins quittent Recouvrance surpeuplé et y trouvent plus facilement à se loger, sans s'éloigner du lieu de travail du chef de famille.

La population kerbonnaise a augmenté par à-coups au rythme du développement de la ville. De 1910 à 1955, elle passe de 3500 à plus de 11 000 habitants. Aujourd'hui, elle se situe aux alentours de 8 000 habitants. Kerbonne, c'est aussi Kérangoff, quartier plus populaire avec ses HLM qui accueillirent leurs premiers occupants fin 1958. Kérangoff, c'est, comme dit l'un de ses occupants, un village dans la ville avec son pardon.

La municipalité y construit des écoles, mais les habitants doivent se rendre à Recouvrance ou au bourg pour accomplir leurs devoirs religieux. La plupart s'en dispensent et le quartier a fâcheuse réputation. Vers 1898, Barthélémy de Kerros, petit fils de Joseph Kerros, maire de Brest de 1821 à 1830, offre à l'évêque d'installer "une chapelle de secours avec petit clocheton" dans un ancien bâtiment de la corderie. Un prêtre de St Pierre venait y célébrer la messe le dimanche.

Le 26 Juin 1907, Kerbonne devient paroisse.
La première pierre de l'église actuelle est posée le 3 août 1909, mais à cause de la guerre, elle ne sera achevée qu'en 1923. Kerbonne, c'est aussi une paroisse à la population très mouvante, mouvance liée notamment à une population militaire relativement importante, liée à la proximité de l'arsenal et des différents établissements militaires de la région brestoise.

Kerbonne vient du nom de la maison de campagne de Joseph KERROS qui l'appela Ker-Bonne ( la maison de Bonne), en l'honneur de son épouse dont c'était le prénom.

Saint-Sauveur (Recouvrance)

C’est à l’emplacement d’une chapelle dédiée à Saint-Sauveur, et construite en 1679, que fut édifiée l’église actuelle, qui est maintenant la plus ancienne de Brest.

En raison de l’accroissement continu de la population, cette chapelle fut démolie en 1724 pour laisser place à une église plus spacieuse. L’entrepreneur chargé des travaux crut bien faire en recrutant les ouvriers du port sans emploi pour faire le travail. Mal lui en prit, le « boulot » fut saboté ; ces ouvriers, plus habitués à la construction et à la réparation navales, ne connaissaient rien en maçonnerie. Ainsi « l’église du temps perdu » (c’est ainsi qu’elle fut nommée) dut être démolie. 

En 1729, on se remit au travail, mais cette fois-ci on s’appliqua. Les travaux dureront vingt ans et c’est le 16 mai 1750 que l’évêque du Léon, Monseigneur GOUYON de VAUDURANT érigea l’église Saint-Sauveur de Recouvrance en église paroissiale séparée de celle de Saint-Pierre de Quilbignon.

Depuis ce temps, l’église Saint-Sauveur a quand même subi quelques transformations et réparations, notamment à la suite des dégâts causés par la guerre 39-45, mais elle fut encore relativement épargnée par rapport aux autres églises de Brest.

Sainte-Thérèse du Landais

L'église Sainte Thérèse du Landais fut achevée en 1959, trois ans après la fondation de la paroisse en 1956.

Le financement provint des dommages de guerre assurés pour les églises de Brest. Les plans furent confiés au cabinet Marzin-Freyssinet. En accord avec l'abbé Le Vey, premier curé de la paroisse, on choisit un plan circulaire pour le bâtiment. Une vaste verrière de 163 m² conçue par le Père Bouler fut mise en place.

Le plan circulaire de cette église, avec autel décalé, permet à la communauté, en éventail autour de l'autel, de prendre conscience d'elle-même, sans pour autant être gênée pendant les cérémonies. Cinq cent soixante personnes peuvent y trouver place. Vers l'autel convergent tous les regards, sans aucune gêne, du fait que les piliers sont placés tout à l'extérieur de la nef.

Cette architecture de vérité fera dire que l'église Sainte Thérèse du Landais compte parmi les plus belles églises de Brest.

Pour les vitraux, le Père Bouler s'oriente vers une représentation abstraite, à cause de la disposition du vitrail, longue bande de verre courant sans arrêt tout autour de l'église. Le Père Bouler disait :
«Le vitrail ne doit pas distraire mais au contraire, concentrer l'attention des fidèles [...] Un haut intense au-dessus du chœur, puis on va s'étaler, le calme, on va rester dans les bleus, le côté couchant au-dessus de la porte. Là on va passer à quelque chose de beaucoup plus riche, le couchant, glisser de nouveau dans les bleus. C'est en fait une symphonie en quatre mouvements, Si on peut dire; il y a allegro, adagio, allegro, puis adagio. C'est comme ça que j'ai vu les choses».

Pour orienter la méditation des fidèles, le Père Bouler inscrit sur le verre cette phrase de Sainte Thérèse :
«Que je ne cherche et ne trouve jamais que toi seul»

L'architecture et la lumière sont ses seules décorations ; une église conçue dans l'esprit de ce que voulaient les Pères Couturier et Régamay, pour la reconstruction des églises de France.

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