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L'ensemble paroissial de
Plouzané
Cet ensemble comprend les paroisses de Guilers, Plouzané
et Locmaria-Plouzané.
Guilers
Jusqu'en 1970, Guilers comptait moins de 2 500 habitants.
Elle en compte maintenant près de 8 000. Quelques noms de champs
et le village du Menhir évoquent le souvenir de l'époque
des Gaulois armoricains. Le témoin le plus accessible de ces temps
reculés, Kroas Teo, est situé devant l'entrée du
parc de Kermengleuz. Ce monument, qui date de l'Age du Fer, a été
plus tard dédié à la foi catholique par les premiers
chrétiens qui l'on surmonté d'une croix ouvragée.
D'autres monuments et croix attestent de la vie d'une paroisse à
Guilers, notamment l'église. Dédiée à saint
Valentin (évêque romain), elle est située au centre
d'un petit enclos paroissial. L'édifice actuel, remanié
à plusieurs époques, remplace certainement un sanctuaire
plus modeste comme l'atteste le lieu-dit Kerilis (le village de l'église)
au sud-est de l'église. La partie la plus ancienne, la chapelle
Notre-Dame de Pitié, date du 15ème siècle.
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L'église a été consacrée
en 1884. On a conservé de l'ancien édifice le clocher,
datant de 1762, et le porche de 1601. Elle a beaucoup souffert à
la Libération ; la partie supérieure du clocher, détruite,
a été rétablie suivant un nouveau plan. L'église
a été restaurée en 1958.
Le porche, de style Renaissance, date de1601.
L'ossuaire est attaché au porche et date de la même époque
(1601). Désaffecté en 1885, il est converti en baptistère
en 1958.
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Plouzané
Cet ancien gros bourg rural (3.790 hectares) a connu une
véritable mutation en 1965 avec l'installation à sa porte
de la Thomson-CSF (actuellement Thales), et l'implantation du CNEXO (actuel
Ifremer) à la Pointe du Diable. Plus tard s'installeront l'École
Nationale Supérieure des Télecommunications de Bretagne
ainsi que de nombreuses entreprises et établissements de recherche
et d'enseignement dans les domaines des sciences de la mer, des télécommunications,
des biotechnologies
Sa population va ainsi passer progressivement de 2.500 à près
de 13.000 habitants dont beaucoup de jeunes (30% de moins de 20 ans).
Saint Sané est le fondateur de la paroisse. Il est arrivé
d'Irlande au début du 5ème siècle avec pour mission
d'évangéliser l'Armorique. Selon la légende, il fit
le voyage dans une auge en pierre en compagnie de ses disciples, et débarqua
sur la plage de Perzel, dans l'anse de Bertheaume. Ils s'avancèrent
dans les terres jusqu'à un endroit où se trouvait un temple
païen : il y fit construire une église qui servit au culte
jusque vers 1350, date à laquelle fut construite une nouvelle église
qui précéda celle que nous connaissons actuellement.
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L'église actuelle a été édifiée
entre 1777 et 1781 selon les plans de M. Besnard, architecte à
Landerneau. Il semble s'être inspiré de la façade
de l'ancienne église Saint-Louis de Brest !
L'église, bénie le 25 juin 1781 par le recteur Inizan,
n'a subi aucune transformation depuis cette époque. Elle abrite
les statues de saint Sané et saint Yves et de la Vierge Marie.
Une cloche, fondue par Lépine, date de 1787. Les fonts baptismaux
datent de 1675. Le reliquaire de saint Sané date de la fin
du 17ème siècle. |
Le plan général accuse une "noblesse sévère".
Dix-huit piles carrées portent des arcades en plein cintre. Le
pavé est en dalles de granite et de schiste où l'on a réutilisé
de nombreuses pierres tombales, dont on ne peut lire aucune inscription.
Le portail ouest est une construction monumentale à colonnes doriques
avec fronton triangulaire ; au-dessus, un étage circulaire avec
balustrade, tour carrée et flèche pyramidale encadrée
de clochetons.
Huit fenêtres historiées et dix fenêtres au décor
géométrique, constituent l'ensemble des vitraux qui ont
remplacé en 1946 les vitraux de 1894 brisés par les bombardements.
L'ensemble est dû au verrier Razin de Nantes. On peut voir : saint
Sané, sainte Anne et la Vierge, sainte Jeanne d'Arc, Apparition
du Sacré-Cur à sainte Marguerite-Marie, sainte Thérèse,
saint Joseph, saint Pierre.
En partie détruite en 1944, elle a été
restaurée dans les années 50. La toiture a été
refaite en 1994.
La Chapelle de La Trinité
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Elle est située en bordure de route, au centre
de La Trinité. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire
avec bas-côté sud de quatre travées et chapelle
en aile sur ce bas-côté au droit de la troisième
travée. Un petit calvaire jouxte la chapelle. Une fenêtre
d'un type remontant au 16ème siècle, dans la chapelle
sud, atteste la présence sur ce site d'un édifice ancien
dont le pignon occidental pourrait encore faire partie ; mais l'ensemble
de l'édifice remonte au 16ème siècle. La porte
d'entrée, sous le clocher, rappelle le style de l'entrée
du porche de Lampaul-Guimillau (1533). Le clocheton, de style gothique,
a été reconstruit vers 1876 ainsi que les fenêtres
du nord et de l'est. La façade ouest et l'entourage des portes
et des fenêtres sont en pierre de taille. |
Les combats de 1944 provoquèrent d'importants dégâts
qui nécessitèrent une large restauration, où des
arcades furent remplacées par des poutres de béton. La bénédiction
de la chapelle eut lieu le 19 octobre 1952.
La messe y est dite tous les samedis. La chapelle fait office d'église
pour les habitants du secteur de La Trinité.
La chapelle de Bodonou
Elle a été construite au 16ème
siècle en l'honneur de la Vierge Marie. Avec ses deux clochetons
jumelés si caractéristiques, son grand toit et ses solides
contreforts elle s'harmonise au paysage. Une pierre encastrée dans
l'un des contreforts sud, porte gravée la date de 1544.
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Le plan de l'intérieur est une nef sans collatéraux.
On pense que le clocher était, jadis, placé au centre
du toit. Au cours d'une restauration, en 1822, la longueur de la chapelle
avait été diminuée. L'abside fut supprimée
et l'ancien arc diaphragme devint le pignon qui supporte les flèches,
dont celle du nord, frappée par la foudre, vers 1931, fut reconstruite.
On voit aussi, sur la face opposée, au nord, quelques pierres
qui sont l'amorce d'un linteau d'une porte ou d'une fenêtre. |
La statue de la Vierge est en pierre de Kersanton polychrome.
Sur le tabernacle est posée une jolie statue en bois de Notre-Dame.
On y admire également les statues de saint Joseph, de saint Gouesnou
en évêque et de saint Bernard, de saint Joseph et de sainte
Barbe avec sa tour.
La dernière restauration date de 1959.
La Chapelle de Bodonou était un centre de pèlerinage local,
mais très fréquenté.
Le pardon continue à être célébré le
deuxième dimanche de septembre. Des célébrations
sont organisées au cours du mois de mai ou pour le 15 août.
Des groupes de jeunes du catéchisme ou des scouts y viennent ponctuellement.
Locmaria-Plouzané
Du fait de la proximité des communes de Brest et de
Saint-Renan, nombreux sont ceux qui souhaitent s'installer à Loc-Maria.
Sa façade littorale, formée des plages de Porsmilin, Portez,
Trégana et de ses espaces naturels, renforce cet attrait. En dix
ans, la population a augmenté de plus de 25 % : 4 321 habitants
(les Lanvénécois) sont recensés en 1999.
En 1477, Loc-Maria - Plouzané s'appelait Loc-Maria-Lanméanec
et plus tard Loc-Maria-Lanvénec. C'était une trêve
de Plouzané. En 1802, elle devint paroisse indépendante.
Loc-Maria et Plouzané, les deux voisines, ont le même
père fondateur: saint Sané, qui, après avoir converti
la population, transforma, vers 470, un autre temple païen qui s'élevait
au milieu d'un bois (Coat-ar-hras : le bois de la grâce) en sanctuaire
dédié à la Vierge Marie. Cette trêve s'appela
par la suite Loc-Maria-Lanvenec. Lanvenec signifie "terre de landes
pierreuses", ce qui s'expliquerait par le passé de la paroisse
dont le territoire est constellé de pierres levées évoquant
la christianisation par saint Sané.
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Après l'effondrement de l'église de Loc-Maria, en
1749, une nouvelle construction s'imposa. Commencée en 1759,
elle s'acheva en 1769, date que porte le clocher. Quelques travaux
complémentaires furent réalisés en 1773-1774.
A gauche du maître-autel se trouve la vieille statue de Notre-Dame
de Lanvénec, belle Vierge Mère, écrasant le
serpent sous ses pieds. Les trois statues de l'Ecce Homo, de saint
Michel et de sainte Marguerite foulant le dragon sont aussi de facture
ancienne.
La cuve des fonts baptismaux, datant de 1530, et la Vierge, à
l'extérieur, sont inscrites à l'inventaire des Monuments
historiques.
Le pardon de Loc-Maria a lieu le 15 août en la fête
de l'Assomption. Autrefois, la procession de Loc-Maria allait chercher
celle de Plouzané avant la grand'messe, et toutes les deux
se rendaient dans l'église de Loc-Maria.
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La chapelle Saint-Sébastien.
"L'épidémie de peste de 1640 fit
53 victimes dans la population de Loc-Maria. Pour éviter la contamination,
on les enterra à 800 mètres de l'église. Sur ce terrain
béni fut élevé un oratoire, puis une chapelle dédiée
à saint Sébastien, reconnu pour protéger des guerres
et des maladies contagieuses. En 1892 les habitants de Plouzané,
touchés par une nouvelle épidémie, vinrent en procession
prier le saint qui les protégea."
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Les piliers d'entrée de l'allée boisée
abritent dans leurs niches des statues de saint Fiacre avec sa bêche
(patron des jardiniers) et de sainte Catherine avec sa roue. A l'intérieur,
on peut voir les statues de son Saint patron, de saint Jean-Baptiste,
de saint Nicolas, de sainte Anne, de sainte Madeleine. Un groupe taillé,
en pierre de Kersanton, représente le martyre de sainte Appoline,
à laquelle ses bourreaux arrachent les dents : il provient
de la chapelle ruinée de Goulven; c'est une des rares représentations
de la sainte patronne des dentistes. |
La chapelle, reconstruite en 1862, puis restaurée
en 1900, est un lieu de grand pardon, le troisième dimanche de
juillet.
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