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L'ensemble paroissial de Daoulas

Cet ensemble comprend les paroisses de Daoulas, Irvillac, L'Hôpital-Camfrout, Logonna-Daoulas et Saint-Urbain.

(vous pouvez trouver d'autres informations sur cet ensemble dans son site principal qui décrit aussi l'ensemble du Cranou - Le Faou).

Daoulas

C'est entre 1167 et 1173 que surgissent de terre les bâtiments d'un nouveau monastère à Daoulas. Le premier, fondé au Ve ou au VIe siècle, n'est connu que par la tradition.

L'église abbatiale, qui faisait partie de l'ensemble du monastère, devenue maintenant église paroissiale, devait être très proche de celle qui existe actuellement.

Au cours du XVIe siècle, en effet, l'église abbatiale subit d'importantes transformations :

D'abord, au choeur roman, est substitué (entre 1519 et 1535) un choeur gothique, avec une grande verrière, construit sur toute la largeur de l'édifice, et même au-delà : on peut encore retrouver son mur dans la sacristie actuelle. Puis, vers 1566, le bas-côté sud roman est remplacé par un bas-côté gothique beaucoup plus élevé et de largeur double.

Pour entrer dans l'église par ce bas-côté, est édifié un porche monumental, mélange de gothique et de renaissance. C'est ce porche qui est maintenant à l'entrée du cimetière, sur la place de l'église.

Après cet apogée, vient rapidement le désastre...

Tombe d'abord le clocher roman ; puis, c'est la ruine de tout le choeur gothique. Ils seront démolis entre 1830 et 1835.


L'obstination du curé de Daoulas, l'abbé Robic, et la collaboration de Monsieur Bigot, architecte diocésain, mèneront à terme, au cours des années 1877-1879, une restauration partielle de l'église, remise en forme romane : le large bas-côté sud est démoli, le porche des apôtres remonté à l'entrée du cimetière. On rétablit l'ancien bas-côté sud roman, avec un nouveau porche adapté. On reconstruit un choeur roman à une abside et deux absidioles. Enfin, une nouvelle sacristie est ajoutée à l'est; elle est formée de l'ancien mur conservé du grand choeur gothique, au nord, et de la façade renaissance de l'ancien ossuaire, au sud.

Irvillac

Délimitée par la rade de Brest, la rivière de Daoulas, celle de l'Hôpital-Camfrout et par les contreforts des Monts d'Arrée, la paroisse primitive, constituée vers le VIe siècle, était nommée "Ploe (ou Plou) Ermeliac". Il en est fait mention au XIe siècle dans le Cartulaire de Landévennec.

Du XIIe siècle jusqu'à la révolution, Irvillac fut un prieuré-cure dépendant de l'abbaye de Daoulas.

L'église prit sa forme définitive durant les travaux entrepris au XVIe siècle, mais les piliers de la nef attestent de son existence dès le XVe. Au XVIIe siècle, elle est entièrement refaite. L'inscription en latin au dessus du grand portail ouest permet d'identifier le prieur-recteur qui en fut le commanditaire : "FRATER VINCENTIUS DE K(ER)OVARTZ CANONICUS REGULARIS ABBATIAE BEATA MA(R)IAE DE DAOULAS ET PRIOR RECTOR HVIVS LOCI 1656" : "Frère Vincent de Kerouatz, chanoine régulier de l'abbaye de la Bienheureuse (Vierge) Marie de Daoulas..." et date de l'ouvrage : 1656.

La dernière restauration date de 1994. Outre la mise hors d'eau, elle a fait apparaitre ce qui avait disparu sous la mousse et la noirceur : un très bel appareillage de pierres couleur miel en provenance de Logonna et de pierres sombres de Kersanton. Les travaux se sont poursuivis plus récemment par la réfection des enduits intérieurs, des lambris du plafond et la restauration de deux retables.

L'Hôpital-Camfrout

En 482, Guénolé quitte l'îlot de Lavret dans l'archipel de Brehat (Côtes d'Armor) pour s'installer à Tibidi (à l'époque Thopopégia) où il fonde son premier monastère avec onze autres compagnons. Ils le quitteront vers l'an 485 pour fonder l'abbaye de Landévennec.

En 1072, au retour des moines après l'invasion normande, Justinius, abbé de Landévennec, érige le prieuré de Notre Dame de Caristan (asile de charité) entre Léon et Cornouaille, en ce lieu traversé par la voie Romaine. Nous sommes aussi ici sur une des routes qui mènent aux grands itinéraires des pèlerinages de St-Jacques-de-Compostelle, de Rocamadour... (ces routes partaient toujours d'une abbaye, ici le départ était l'abbaye de Saint-Matthieu).Le pieuré fut érigé pour l'utilité des pèlerins et des pauvres. Les moines fondèrent sans doute un genre d'hostellerie pour héberger les voyageurs qui se rendaient à Landévennec et à St-Jacques-de-Compostelle. Au XIIe siècle les "Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem" seraient venus assurer l'ordre et bénéficier du profit.

La localité tire donc son nom de cet hôpital bâti sur la rivière Camfrout (en breton: Kam - froud rivière sinueuse) qui la traverse.

Logonna-Daoulas

Origine du nom : de Loc-Onna, lieu consacré à saint Omma assimilé à tort à saint Monna, abbé de Tech Munna (Irlande), désormais patron de l'église.

Logonna-Daoulas, ancien prieuré-cure de l'abbaye de Daoulas, faisait partie de la paroisse d'Irvillac au XIIIe siècle. La légende dit que saint Monna, venant d'Irlande au Ve siècle, a abordé dans la commune avec son auge de pierre, dans laquelle il a navigué. Il y bâtit en un lieu élevé une église, d'où il peut apercevoir celle de sa soeur, sainte Nonne, à Dirinon.

Au XVIIe siècle, Logonna-Daoulas, lieu d'agriculture, d'élevage et de pêche, acquiert une réelle importance, grâce à l'exploitation de deux gisements de pierre. Le premier gisement, exploité depuis le XVIIe siècle, est un granit dur et fin, la kersantite, plus connue localement sous le nom de Kersanton, qui tient son nom du premier gisement exploité à Loperhet au lieu-dit Kersanton. L'autre gisement est un feldspath de couleur ocre, due à la présence d'oxyde de fer. Ce gisement est connu sous le nom de pierre du Roz, endroit où il est principalement exploité depuis le XVIe siècle. Jusqu'en 1885, un moulin à marée de onze paires de meules fonctionne activement. La pêche à la coquille Saint-Jacques dans la rade de Brest est, jusqu'au milieu du XXe siècle, une autre activité importante de la commune. Les coquilliers de Logonna-Daoulas sont nombreux à rivaliser avec ceux de L'Hôpital-Camfrout et du Faou.

Saint-Urbain

Ce nom vient de "lan", ermitage, et de "Urvan", saint breton assimilé à St-Urbain.

Le site porte des traces de présence humaine datant de l'époque gallo-romaine: des tuiles ont été découvertes au Bodan, au Beuzidou, ou encore près du village de Cleuz-Bras. De même, le territoire de la commune est traversé de plusieurs voies romaines.

Certaines hypothèses font remonter la formation d'une communauté à l'émigration, de Grande-Bretagne, de moines et de chefs religieux chassés par les Scots et les Saxons. Arrivés en Armorique, ils se seraient dispersés et deux de leurs moines, Urban et Babarn se seraient installés sur ce site, auxquels ils donnèrent leur nom: Lan-Urvan, Saint-Urbain; et Treb-Babarn, Trévarn. Les premiers registres d'état civil concernant cette trève, qui dépend alors de la paroisse de Dirinon, remontent à 1648, pour les baptèmes, et à 1674, pour les mariages et les décès.En 1709, Saint-Urbain devient une commune tout comme Trévarn, ancienne trève de Dirinon, dont le maire est Maurice Madec. Mais dès 1792, Trévarn est rattaché à la commune de Saint-Urbain. La commune est érigée en paroisse lors du Concordat de 1801.

 

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